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Notre aventure palpitante et riche en rebondissements commence il y a quelques mois, j’en ferai ici un bref résumé pour vous épargner l’ennui mortel et les angoisses qu’elle nous a nous même inspiré. En ce temps là, nous étions jeunes et innocents et pensions que l’Amérique nous accueillerai à bras ouverts, nous qui sommes si mignons et, comme mentionné plus haut, si innocents. Hélas c’était une grave erreur et nous avons du nous lancer dans une quête de longue haleine pour obtenir notre laissez-passer pour les Etats-Unis, ce qui nous conduisit à braver moult dangers. Nous avons d’abord du nous rendre dans les plus sombres recoins d’administrations aussi maléfiques que poussiéreuses où il n’est pas rare d’être accueilli par un vieux gnome assez poussiéreux lui-même et de caractère plutôt belliqueux. Nous avons donc tenu tête à ces viles créatures, puis nous avons combattu les dragons ensorcelés de FedEx qui ne livrent jamais les colis à temps, nous nous sommes aventurés jusqu’au cœur de la forteresse maudite de l’ambassade (notez qu’il faut prendre rendez vous deux mois à l’avance pour avoir le privilège d’assister à une des plus originales séances de tortures : attendre désespérément son tour en regardant pendant 2h un panneau lumineux où 3 numéros s’affichent dans le désordre toutes les 30 secondes tout ceci pour aboutir à un entretient avec le seigneur des lieux, dont tout votre avenir dépend).
illustration par Loïc Le Gros
Grâce à Dieu (où pas), je suis sortie victorieuse de cette épreuve mais hélas, il me reste un dernier combat à livrer : les dragons ensorcelés, de Chronopost cette fois, ont décidé de garder
mon visa dans leur antre fétide. Il me faudra donc aller le chercher si je ne veux pas rater mon avion mercredi. Quant à Clément il n’a malheureusement pas eu la chance de sortir par le
pont-levis et s’est retrouvé jeté dans les douves après son entretien, il alors du ramper dans la fange et passer par des moyens vils et détournés qui devraient lui permettre d’obtenir, enfin
(vers le 15), l’objet de notre quête sacrée : le Saint Visâal. A ce jour aucun de nous n’a encore achevé sa quête, Dieu veuille que tout ceci se finisse bien.
Quand on pense que les premiers américains, eux, n’ont pas eu besoins de formulaires DS-2019, DS-7002, DS-156, DS-158, de certificats de fonds suffisants, de mandat compte de 89,08€, de preuve de paiement SEVIS, de justificatifs du but de leur voyage, de preuves de leur intention de quitter les Etats-Unis après leur séjour, etc., mais simplement à passer un pauvre détroit même pas inondé.
Ariane
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