Voilà un petit résumé des vacances fort sympathiques que j’ai passée avec ma famille (bon c’était déjà il y a 2 semaines mais j’ai eu du boulot en rentrant… si, si, je vous jure, même en écologie
il y a du boulot… enfin parfois) Ainsi donc, après presque un mois de dur labeur (ou pas) il était grand temps d’entamer une première exploration de la Floride. En gros voilà le trajet qu’on a
suivi :
Je suis partie pour Orlando le mercredi soir avec la compagnie de bus GreyHound (pas si rapide que le logo pourrait laisser entendre : 3h30 pour faire 150 km, mais bon).
J’ai raté mon bus mais fort heureusement il y en avait un autre seulement 4h après. Et c’est ainsi que j’ai rejoint ma famille à Orlando vers 22h.
Voyage très intéressant où j’ai pu mesurer l’ampleur de la pauvreté au Etats-Unis, les gens qui prennent le bus ne sont pas les mêmes que les « gosses de riches » qui vont à l’Université, comme
dirait mon colloc. Majoritairement des noirs américains et hispaniques, obèses pour plus de la moitié et manifestement sans assurance maladie.
Nuit dans un motel où, selon mes frangins les voisins font des barbecues sur la coursive extérieure devant notre porte, et où on ne serait pas surpris qu’un bon vieux meurtre de série américaine
soit commis pendant la nuit. Mais bon il y a une piscine (chauffée à au moins 30°C), et d’ailleurs on y fait un petit plongeon pour se réveiller après un énorme petit dej bien américain (pancakes
et gaufres arrosés de sirop d’érable et de chocolat, œufs, bacon, pain perdu, et céréales multicolores bourrées de produits chimique…miam miam). Après ce petit bain on part enfin à l’aventure,
prochaine étape : Saint Pétersbourg (?!!). Orlando ressemble à DisneyLand en plus grand.
Saint Pétersbourg est une petite ville au bord de la mer, à moitié sur la terre à moitié sur une île, pas de neige à l’horizon mais seulement des palmiers et des bananiers. Repas de midi dans un
petit resto sympa où l’on peut manger dehors (extraordinaire ici) et qui s’avère être tenu par un français (tout s’explique) certainement baron de la drogue et qui s’exprime avec un accent digne
du 16° arrondissement de Paris. Il nous propose de profiter de se plage privée. Les choses pressantes d’abord. On va visiter le musée Dali (qui renferme mon tableau préféré de Dali : 3 jeunes
femmes surréalistes tenant dans leur bras la peau d’un orchestre). Etrange.
Puis on traverse une jungle épaisse pour atteindre la plage privée en question, enfin bon, pas de quoi casser 3 pattes à un canard, même pas de dauphin en vue.
Il faut préciser que ma famille est allée à Sea World avant que j’arrive, un espèce de parc à thème sur les animaux marins où ils ont notamment vu des dauphins, des orques et des lamantins (qui
seront surnommés patates pendant le reste du voyage à cause de leur ressemblance frappante avec ce légume).
Nous repartons ensuite pour notre prochaine étape : Lido Key. En Floride, les îles s’appellent des keys, cela vient parait il d’un mot indien qui désignait les îles. On suit donc cette petite
route sur la mer (comme celle pour aller à la presqu’île de Quiberon mais en mieux, Grizzly j’espère que t’es deg) qui nous conduit à une longue île avec des plages de sable blanc qui d’étendent
jusqu’à ce qu’on ne les voient plus et où on peut jouer au "matin de Pâques" tous les jours parce qu’il y a plein d’œufs de tortue enterrés dans le sable. Beaucoup de palmiers, très exotique. On
se trouve un petit motel sympa avec chambre qui donne sur la plage.
C’est déjà 17h, largement l’heure d’aller se baigner, et là pendant qu’on profite d’une eau à au moins 28°C (je sais, c’est presque indécent), que voit on à quelques dizaines de mètres de nous ?
Des dauphins en train de faire des acrobaties, normal…
Après la plage on va se dessaler dans la piscine (bien oui faut bien profiter de la piscine aussi, en plus elle est bien chaude, comme un bon bain) et hop hop tout le monde au resto. Ce soir
c’est cuisine des îles : bananes frites, haricots rouges, riz épicé et poulet à la mangue. Délicieux.
Le lendemain matin, petit plongeon dans la mer, dessalement dans la piscine, petit dej monstrueux formé par une pile de pancakes et de gaufres le tout servi avec du jus d’orange de Floride, puis
départ pour la prochaine étape : l’île de Sanibel (c’est bien les îles…).
Là aussi hôtel sur la plage avec œufs de pâques, noix de cocos, jolis oiseaux et de très amusants haricots qui flottent dans la mer, tout à fait idéals pour une bonne bataille. En fait ce sont
des fruits de mangrove (des arbres super forts qui poussent dans la mer). L’île est particulièrement remarquable par sa collection de boîtes aux lettres toutes aussi kitches les unes que les
autres (voir l'album photo dédié à ces oeuvres d'art)
On se baigne tout en surveillant les ailerons qui dépassent de l’eau de temps en temps, tout le monde dit que c’est des dauphins mais bon on ne sait jamais… 19h, on est repassé en dessous des
35°C (enfin il parait) il est temps d’aller faire un tour dans une réserve naturelle pour aller tâter de l’alligator. Hélas pas d’alligators en vue mais quand même quelques mignons ratons laveurs
pas farouches et un drôle de lapin avec de toutes petites oreilles assez ridicules et des oiseaux genre héron.
Là nuit commence à tomber et on a seulement fait la moitié du chemin, il va falloir accélerer le pas d’autant plus que les moustiques nous trouvent de plus en plus appétissants, que les feuilles
mortes nous attaquent et qu’avec Chloé et Pierre Yves on s’est fait distancer par les autres en s'arretant pour prendre des photos inutiles.
On monte alors un plan pour se sauver : trouver un bâton et un raton laveur, attacher ledit raton laveur sur ledit bâton, trouver un alligator, s’asseoir en tailleur sur l’alligator et user du
raton-laveur-attaché-sur-le-bâton pour faire avancer l’alligator comme un âne avec une carotte. En effet, il paraîtrait que les alligators peuvent se déplacer à plus de 40 km heure. Grâce à ce
fin stratagème et après avoir sauté la clôture nous arrivons à sortir du parc in extremis.
Loïc tu voudrais pas me faire un dessin de l'action?
Comme on en a mare d’aller au restaurant on s’achète une bonne vieille pizza qu’on boulotte tranquillement sur notre « king size bed » (lit spécial pour très gros américain, mais très confortable
quand même pour européens). Et oui car dans les hôtels y a pas des lits pour maigrichons, ça va pas la tête !
Le lendemain matin, l’empereur, sa femme et le p’tit prince…
Le lendemain matin baignade rituelle, petit dej à base de très étranges pâtisseries très sucrées et bourrées d’une espèce de crème et nous voilà repartis pour de nouvelles aventures ou plus
particulièrement pour le parc national des Everglades (qui veut dire "toujours inondé", en gros c’est un marécage géant) où cette fois mes frangins espèrent bien voir un des ces foutus alligators
qui nous ont échappé jusqu’à présent. En effet les maisons sur pillotis semblent indiquer le caractère humide de la région.
Petit tour en bateau dans le mangrove ou l’on embête un groupe de dauphins pendant un bon moment ce qui nous permet de les voir de très près et de noter qu’ils ont des coquillages qui poussent
sur leurs ailerons un peu comme les baleines. Mais surtout comble de la sortie on a vu des patates ! C’est gros, ça ressemble à une patate géante qui flotte et c’est en voie de disparition,
très intéressant.
Après toutes ces émotions nous repartons pour Florida City, et devinez ce qu’on aperçoit se prélassant dans un fossé au bord de la route…
… et oui enfin un alligator.
Bon ce n’est pas tout ça mais on est pressés d’arriver, il faut dire que l’heure de la baignade est bientôt passée. Florida City est la ville la plus glauque de toute la Floride, constituée
d’une route nationale bordée par des motels vraiment décrépis. On en choisit pas trop glauque et avec piscine, s’il vous plait, et plouf dans l’eau…pas trop tôt. Pour le dîner, pas trop le
choix, c’est mexicain ou mexicain, on opte pour mexicain.
Le lendemain levé à l’aube (ou pas) pour aller voir les animaux sauvages dans le parc des Everglades, objectif du jour : surprendre une panthère en train de se baigner avec un canard de
bain. Voilà en gros le tableau de chasse de la journée : alligators, tortues, moustiques, vautours noirs, moustiques, rapaces en tout genre, moustiques, pas d’opossums,
moustiques, pas de panthère-en-train-de-se-baigner-avec-un-canard-de-bain, moustique, ect. Le tout couronné par un étrange pique nique à base de pain de mie sucré (quel cons ces ricains), de
viande de on-sait-pas-trop-quoi reconstituée et de plastique imitation fromage. En gros on a kiffé les Everglades.
Ah oui ! J’ai oublié de parler de notre principale activité : écrabouiller la nuée de moustiques qui entrait dans la voiture à chaque fois qu’on remontait dedans. Pauvre voiture de
location, on a refait tout l’habitacle…
On s’échappe le plus vite possible de ce lieu maudit pour rejoindre notre prochaine étape : Key Largo. Ca y est, on commence à explorer les îles tout au sud de la Floride. Jolie route
constituée de 42 ponts qui relient les îles de l’archipel entres elles. On s’arrête au Motel le pélican et on va à la plage. L’eau est presque trop chaude, on n’arrive pas à
se rafraîchir. Du coup on bouquine sous les cocotiers.
Le lendemain, événement attendu depuis le début du séjour, on fait une sortie plongée sur la barrière de corail, génial, plein de beaux poissons de toutes les couleurs ou presque, de coraux et
même pas de requins. Puis on repart pour l’île tout au bout de l’archipel : Key West. Superbe ville avec ces maisons en bois style colonial, sa végétation luxuriante et son petit air de
port de pirates. Ici les perroquets se promènent en liberté, les coqs aussi d’ailleurs, c’est moins classe mais ils mangent les scorpions. Petit plongeon dans la piscine de notre résidence pour
milliardaire (oui oui, rien que ça) avant d’aller découvrir Key West by night, très animée, ambiance tropicale, je suis pressée d’y retourner ! Avant d’aller se coucher, un petit passage
par le jacuzzi.
Fait exceptionnel, le lendemain on reste au même en endroit. On va donc faire un tour à la plage où je choppe le coup de soleil généralisé le plus monstrueux que j’ai jamais eu (je suis encore
en train de peler d'une manière assez effrayante) alors que je lisais tranquillement à l’ombre d’un cocotier. Ici aussi il y a des très beaux poissons à 10 m de la plage. On refait un tour dans
la ville sous un petit orage tropical des plus hydratant et on va voir le couché de soleil sur la plage (kitchissime). On dîne dans un resto cubain où on paye en liquide, idéale pour jouer avec
des liasses de dollars.
Le lendemain départ pour Miami après un petit crochet par la mer. Miami est grande, riche et très kitch… mais c’est sympa quand même. De toute façon on y passe que la soirée, le temps de
dévaliser le magasin Levi’s (pas cher mon ami, pas cher !) et de profiter de Miami Beach.
Et voilà, c’est déjà la fin des vacances, mes parents me posent à la station de bus de Miami (ils prennent l’avion le lendemain matin) et me voilà partie pour 10 heures de bus de nuit avec
arrêts toutes les heures, allumage des lumières, gens qui montent et que descendent, qui s’engueulent à propos de bagages et tutti quanti. Enfin je suis arrivée vivante à Gainesville vers 8h de
matin où j’ai fini ma nuit dans mon lit douillet jusqu’à 15h…tant pis pour le boulot.
Ariane
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